Le Surf Humanitaire

Alfred premier surfeur du Liberia : le surf après la guerre

Mardi 20 avril 2010

Alfred Lomax surfer du Liberia

Partout où il y a des vagues dans le monde, on peut s’adonner à la pratique du surf. Et le plaisir que le surf procure est international ! Dans ce reportage, on apprend comment deux locaux du Liberia ont découvert le surf. Alfred Lomax a débuté le surf en 2005 à Robertsport, situé à 100 km au nord de la capitale du pays Monrovia. Après avoir connu la terrible guerre civile de 1989 à 2003, Alfred surfe maintenant avec son pote Benjamin Mccrumada.

Alfred déclare : « quand je surfe, je suis au paradis. Je me sens extraordinairement bien. Je ne pense à rien, je me sens juste content de ma vie. Surfer, c’est tout ce que j’aime.  » Mais la vie n’a pas toujours été un long surf tranquille pour Alfred. En 2003, alors qu’il n’avait que 16 ans, il a été enrôlé par les forces rebelles qui venaient de ravager Robersport. Il a réussi à fuir au péril de sa vie vers Monrovia avant de revenir à Robersport une fois la paix revenue. C’est là qu’il a fait la connaissance d’un surfeur californien qui a changé sa vie en lui faisant découvrir le surf et en laissant des planches de surf sur place pour que les locaux puissent s’y initier.

Alfred s’est fait connaître dans le film « Sliding Liberia » :

Plus d’infos sur www.slidingliberia.com

Du Stand-Up Paddle pour sensibiliser au cancer du sein

Samedi 3 avril 2010

Jodie Nelson Stand Up Paddle With Purpose - Sensibilisation cancer  du sein - exploit sportif

La surfeuse Jodie Nelson, 34 ans, a des antécédents familiaux de cancer du sein avec sa mère et sa tante qui ont souffert de la maladie. Actuellement l’une de ses meilleures amies a des métastases cérébrales d’un cancer du sein. Jodie Nelson voulait faire quelque chose pour la sensibilisation du grand public au cancer du sein. Elle a décidé de tenter de relier l’île de Santa Catalina jusqu’à Dana Point sur la côte californienne, soit 9 heures de rame debout sur sa planche de 14 pieds pour parcourir les 65 kilomètres.

Elle y est parvenue avec l’aide de son nouvel ami Larry…une baleine de Minke de plus de 8 mètres qui l’a accompagnée pendant 2 heures de temps de sa traversée. Cette rencontre inattendue a aidé à rendre encore plus médiatique la traversée de Jodie Nelson.  Après diffusion de son exploit sur les plus grandes chaînes américaines, Jodie a vu les promesses de dons s’envoler et dépasser les 100 000 dollars dont elle rêvait pour les associations de sensibilisation au cancer du sein que sont Keep a Breast Foundation et Boarding for Breast Cancer.

Jodie Nelson a déclaré: « Je ne peux même pas comparer ce que je viens de faire à ce qu’endurent les patients atteints d’un cancer. Mais j’ai voulu me mettre dans une situation dangereuse et accomplir quelque chose de grand pour montrer aux gens qu’on peut gagner une bataille contre quelque chose qui fait peur comme le cancer. J’ai voulu faire le parallèle entre les deux situations pour encourager les gens à continuer à se battre. »


Plus d’infos :  http://paddlewithpurpose.wordpress.com

Surfer pour Soigner ses Blessures de Guerre

Dimanche 14 mars 2010

Veteran victime d'une amputation de jambe a la guerre -  reeducation par le surf - photo ampsurf

Nos petits soucis quotidiens sont bien peu de choses à côté de ce qu’endurent les personnes confrontées à une guerre. Nous sommes nombreux dans notre génération à n’avoir jamais été directement concernés par la guerre, et nous nous devons d’apprécier au quotidien la chance que nous avons de vivre dans un pays en paix. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde, notamment pour nos militaires qui sont actuellement en Afghanistan.

On ne revient jamais totalement indemne d’une guerre. Les soldats peuvent en revenir avec des séquelles physiques (blessures graves, amputations,…) ou des troubles psychologiques comme des états de stress post-traumatique. Ce sont parfois les blessures invisibles qui sont le plus difficiles à vivre : les soldats souffrant d’un épisode dépressif majeur ou de troubles anxieux généralisés présentent eux-aussi un vrai handicap au retour de la guerre, même s’ils ont encore leurs deux jambes. Ce sont souvent des hommes jeunes qui reviennent de la guerre diminués, mutilés, traumatisés. Et ils ont d’énormes difficultés pour se réinsérer ensuite dans une vie normale.

Pour panser leurs blessures à l’âme et leurs cicatrices physiques, l’association Ampsurf (Association of Amputee Surfers = Association des Surfeurs Amputés) a eu la formidable idée d’aider des vétérans de la guerre d’Irak ou d’Afghanistan à guérir grâce à une thérapie par le surf. Le but de l’association est d’inspirer, d’éduquer et de rééduquer des anciens soldats, dont la plupart viennent du Brooke Army Medical Center à San Antonio, par la pratique du surf.

Comme nous l’avons vu, le surf peut apaiser même les maux les plus profonds. Ces soldats nous en offrent la preuve éclatante en se rééduquant sur une planche de surf au contact de l’océan. Certains s’imaginent qu’il faut être un sportif en pleine possession de ses moyens physiques pour faire du surf. Mais je vous le dis et je vous le répète : tout le monde peut bénéficier d’une surf thérapie ! Quel que soit votre handicap, il existe toujours un moyen de surfer avec du matériel et un accompagnement adaptés. Les vétérans qui ont profité de l’opération menée par AmpSurf en Californie ont bénéficié d’un encadrement rapproché par un, deux ou trois moniteurs en fonction de la sévérité de leur handicap. La dernière manifestation annuelle a eu lieu sur la plage de Pismo Beach du 13 au 20 août 2009.

Des centaines de vétérans ont déjà profité de ce programme Operation Restoration. De nombreux témoignages de soldats attestent des bienfaits de cette « surf thérapie » sur leurs blessures de guerre. Qu’ils soient traumatisés crâniens, paralysés suite à une lésion de la moelle épinière, victimes de graves brûlures, amputés d’un bras, d’une jambe, sourds ou même aveugles, les soldats arrivent tous à prendre du plaisir en surfant, chacun à leur façon.

Jeffrey est un vétéran aveugle qui arrive à la plage avec son chien. Il est venu essayer le surf pour reprendre confiance en lui. Et il va y arriver ! Après plusieurs tentatives infructueuses pour se lever sur la planche, Jeffrey parvient à suivre debout une superbe vague jusqu’au bord. Imaginez le regain de confiance pour lui après avoir réussi à surfer une vague malgré sa cécité.

Le surf offre un océan de liberté, de l’espoir et surtout des bons moments à de jeunes soldats qui se croyaient prisonniers de leurs corps meurtris. Le surf pour ces jeunes vétérans leur rend une autonomie qui pourra favoriser leur réinsertion sociale.

Voir aussi le documentaire « Take that beach » : prenez cette plage, mais pas au sens militaire du terme…

Emily Haager : portrait d’une surfeuse atteinte par la mucoviscidose

Mercredi 10 mars 2010

Emily Haager est une jeune et sympathique surfeuse de 26 ans. Sa particularité est qu’elle surfe pour se soigner. Atteinte de mucoviscidose depuis la naissance, elle doit suivre un lourd traitement au quotidien pour prévenir les graves complications pulmonaires ou digestives qui menacent son pronostic vital. La mucoviscidose est la maladie héréditaire dont souffrait le chanteur révélé par la Star Academy Gregory Lemarchal emporté à l’âge de 23 ans. Si les traitements actuels ont permis une amélioration sensible de l’espérance de vie, nombre de jeunes patients nous quittent encore trop tôt, avant d’avoir atteint la trentaine.

Parmi les innovations thérapeutiques, citons les inhalations de sérum salé hypertonique dont les effets bénéfiques peuvent être reproduits par…une session de surf ! Pour Emily Haager, le surf est devenu son traitement préféré et elle va dans les vagues avec sa planche de surf pour améliorer le drainage naturel de ses sécrétions bronchiques.

Emily Haager est l’ambassadrice de l’association Pipeline To A Cure soutenue par des surfeurs de renom comme Laird Hamilton, Kelly Slater ou Jamie O’Brien.

Emily Haager et Laird Hamilton

Je vous propose de découvrir le portrait d’Emily Haager en vidéo dans ce magnifique reportage du NY Times où on la voit surfer et témoigner aux côtés de ses parents qui donnent tout pour qu’Emily puisse avoir la meilleure qualité de vie possible. 

Malheureusement, à l’heure où je vous parle, Emily est hospitalisée dans un service de réanimation suite à une grave complication pulmonaire. Toutes nos pensées vont vers cette jeune femme très courageuse qui souhaite mettre en avant son histoire personnelle pour faire avancer la recherche dans l’espoir de trouver un nouveau traitement pour guérir la mucoviscidose.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site